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Bio ou pas bio, telle est la question !

 

Évidemment le bio, quand on peut c’est mieux. Mais attention ! Les produits bio ne doivent pas devenir l’alpha et l'oméga de la cuisine au détriment d’autres éléments plus bénéfiques à l'alimentation et à l'environnement…

On vous explique pourquoi.

 

Bio ne signifie pas “de qualité”, “naturel”, ou “à l’ancienne”

Ancien dirigeant de groupes agroalimentaires, Christophe Brusset décortique dans son livre « Les Imposteurs du bio (Flammarion, octobre 2020) certaines des failles du cahier des charges propre à l’agriculture biologique. 

Et sa conclusion est sans appel : « Le label bio ne garantit pas la qualité du produit, mais le respect du cahier des charges. » Et très souvent, ce cahier des charges est loin de correspondre à l’image que nous nous faisons d’un produit bio…

“ Beaucoup de consommateurs ont une image d’Epinal des produits bio… Or le cahier des charges du bio ne limite pas la taille des exploitations, on peut donc avoir du bio à très grande échelle, industriel. On peut aussi produire du bio en dégradant l’environnement. A Almeria, au sud de l’Espagne, on cultive sous serre, avec une production plastique impressionnante, et dans une région désertique, où l’eau est pompée très profondément dans les nappes phréatiques.”

Cela peut nous sembler incohérent... Normal, ça l’est. En fait, le cahier des charges du bio, loin d’être gravé dans la pierre, peut évoluer, notamment en fonction des réglementations propres à chaque pays… Ce qui est bio en France ne l’est pas forcément en Argentine, et vice-versa. A quoi bon alors consommer des avocats “bio” venus d’Amérique latine en ferries, alors qu’ils ne correspondent pas toujours à ce que nous recherchons, et que les rapatrier jusqu’à nos assiettes causera des dommages à la planète ?

  

Le bilan carbone évincé

D’autant plus que le bilan carbone n’entre pas en considération lorsqu’on parle d’ingrédients bio… D’après l’auteur, cet outil permettant la mesure les émissions de gaz à effet de serre lors de la fabrication d’un produit n’est même pas prise en compte ! 

En effet, les 92 pages du cahier des charges de l’agriculture biologique n’interdisent pas les serres chauffées ou le transport par avion ferries… Ubuesque pour un produit censé aider à préserver la planète ! Surtout quand on sait que le bilan carbone des ferries est catastrophique : à titre d’exemple, rappelons qu’un ferry émet 267 g équivalent CO2 par km, contre 209 g pour un avion long-courrier…

Autre point important : l'absence de normes sociales. Contrairement à la croyance populaire, les normes auxquelles sont soumises l’agriculture bio ne sont pas “draconiennes”, au contraire… Le cahier des charges interdit simplement certaines techniques comme les engrais de synthèse, les OGM et les pesticides de synthèse. C’est tout.

 

Du coup, c’est quoi le bio aujourd’hui en France ?

Un produit est bio s’il répond à une norme issue d’un compromis discuté entre Etats européens : ainsi, OGM, rayonnements ionisants et molécules chimiques de synthèse sont proscrites. Sont conservés en revanche les nitrites dans les charcuteries ou les sulfates de cuivre…

 

 

En outre, peuvent être qualifiés de bio uniquement les productions agricoles dites “classiques”. Par exemple, la production de fraise de la ferme urbaine parisienne Agricool, par ailleurs conforme au cahier des charges explicité ci-dessus, ne peut pas jouir de l’étiquette bio car sa production se fait dans des conteneurs et non dans des champs traditionnels… Et pourtant, niveau économie des ressources, et donc préservation de la planète, la ferme a réussi un véritable tour de force : par rapport à l’agriculture traditionnelle, Agricool économise 90% d’eau. Elle fonctionne en circuit fermé de sorte que tout ce qui n’est pas consommé par la plante est récupéré et réintégré dans le circuit de production. Et au mètre carré, Agricool produit près de 120 fois plus qu’un champ traditionnel…

Où est la cohérence là-dedans ? 

 

Notre choix

Chez Loomi, pas d’asperges en automne... Tant pis pour la fringale de fraises en décembre! 

Nous avons fait le choix de vivre avec les saisons, et donc de privilégier le local aux produits bio. 

Cela nous permet d’assurer la confection de repas moins chers, très goûteux et plus respectueux de l'environnement. 

Pourquoi ? Un exemple simple : entre la tomate de votre maraîcher local et la tomate espagnole, la première pollue moins pour arriver jusqu’à votre assiette. Cette tomate sera aussi moins chère, et bien plus goûteuse ! Normal, car elle aura poussé dans son environnement naturel, et sera donc davantage gorgée de vitamines et de minéraux qu’un fruit qui a mûri au frigo sur un bateau. (Et aura probablement été emmitouflé dans une coque de plastique pour la protéger durant son voyage et traité avec des produits facilitant sa conservation !)


Ensemble, faisons du bien à la planète et à vos estomacs, un plat à la fois 🥑🥕 🍆

 

08/02/2021 - Text by: Laure Coromines

Cover photo: foodism360 // Photo text: Nasa