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Charge mentale, je ne veux plus de toi !

 

On le savait déjà, la charge mentale est un fardeau bien lourd à porter. Et au fil des confinements, elle s’est même accentuée. Sa pierre angulaire : la préparation des repas…

 

 

Charge mentale, qui es tu ?

Un peu d’histoire tout d’abord ! Le concept est introduit en 1984 en France par la sociologue Monique Haicault dans son article La Gestion ordinaire de la vie en deux. Dedans, elle explique comment l’esprit d’une femme qui travaill reste préoccupé par les tâches ménagères et la gestion du foyer, lui permettant ainsi de développr la notion de « double journée. »

De son côté, la sociologue Susan Walzer publie en 1996 Thinking about the Baby, essai dans lequel elle souligne les écarts existant dans la répartition des tâches ménagères au sein des couples hétérosexuels, ainsi que la part invisible du travail domestique qui « occupe l'esprit. »

Popularisé par les universitaires d’Amérique du Nord, la notion de charge mentale est dorénavant bien apprivoisée. La chercheuse Nicole Brais de l'Université Laval de Québec la définit de la sorte : « ce travail de gestion, d'organisation et de planification qui est à la fois intangible, incontournable et constant, et qui a pour objectifs la satisfaction des besoins de chacun et la bonne marche de la résidence. » Génératrice de stress, cette charge concerne surtout les femmes qui, en plus de leur emploi, s'assurent que la boutique tourne correctement.  

Si vous êtes une femme, cela vous parle probablement…

 

Aujourd’hui, on en est où ?

En mai 2020, une étude Ifop* a décortiqué l’impact du confinement sur la charge mentale.  L'étude analyse les habitudes alimentaires des Français ainsi que la répartition des tâches ménagères au sein des couples, notamment en ce qui concerne celles effectuées en cuisine : planification des menus, achats alimentaires, transport des achats, stockage des denrées alimentaires, anticipation et préparation des repas, service, vaisselle, rangement… 

D’après le sondage, le temps de préparation des repas arrive en tête des sujets de tension au sein des couples (42%), surtout chez les plus jeunes : 53% chez les personnes en couple de moins de 35 ans, contre 31% chez les seniors.

« Contrairement à ce que l'on aurait pu espérer, le confinement est loin d'avoir allégé la charge mentale des femmes en matière de préparation des repas », souligne Charlotte Jean, cofondatrice de Darwin Nutrition, commanditaire de l’étude. 

Et pour cause... 71% des femmes déclarent que cette tâche leur incombe le plus souvent, contre 21% qui considèrent que cette répartition est égalitaire entre les deux membres du couple. Incroyable mais vrai (enfin, pas tant que ça…) : seules 8% des femmes interrogées estiment que c'est leur conjoint qui en fait le plus.

 

Assurer des repas plus sain : la croix des femmes en couple

Entre manque d'activité physique et grignotage à outrance, les Français craignaient de prendre du poids en 2020… Et c'était bien le cas, pour 57% d’entre eux, qui auraient pris 2,5 kilos supplémentaires entre mars et mai 2020. 

Depuis, les Français s’échinent à perdre du poids : « le fait maison » est en vogue, avec 29% des sondés qui se sont mis à confectionner leur propre pain et yaourts. Près d’un Français sur 2 (56%) envisage d’adopter une alimentation plus saine une fois les choses revenues à la normale, c’est-à-dire… maintenant ? 

Dans la même optique, les sondés entendent privilégier les aliments locaux, habitude adoptée par 35% d'entre eux pendant le confinement. Super, que des bonnes initiatives ! 

Sauf que sur qui retombe cette responsabilité ? Sur les femmes, principalement…  

 

*Étude réalisée en ligne du 24 au 27 avril 2020 auprès d'un échantillon de 3.045 Français âgés de 18 ans et plus. 

 

06/09/2021 - Text by: Laure Coromines

Cover photo : Tim Mossholder