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 Le « lundi sans viande », ça marche vraiment ? 

 

Depuis 2019, tous ceux qui veulent faire un petit geste pour la planète ont définitivement congédié la viande de leur assiette. Au moins un jour par semaine… Dans le sillon du “Meatless Monday” né en 2003 aux Etats-Unis à l’École de santé publique Johns Hopkins de Baltimore, une poignée de scientifiques soutenus par des célébrités comme Juliette Binoche, Isabelle Adjani et Yann Arthus Bertrand, ont lancé “les lundis sans viande.” 
Adoptée par une quarantaine de pays, la mouvance a un objectif : s’essayer en douceur en végétarisme pour préserver l'environnement, la vie animale, et notre santé. 

 

 

Qui mange un oeuf ne mange pas de boeuf

Car oui, c’est évident pour à peu près tout le monde aujourd’hui : l’industrie de la viande est celle qui consomme le plus de ressources naturelles au monde ! Une vache a besoin de 10 à 15 kilos de céréales, (dont la production est très énergivore et gourmande en eau!) pour produire 1 kilo de protéines. A elle seule, la production de 1 kg de viande de bœuf génère 335 kg de CO2, soit l'équivalent de 1600 km en voiture… Elle consomme également près de 16 000 litres d'eau, soit ce dont une personne a besoin pour vivre environ 4 mois d’après l'ONU… L'organisation rappelle aussi au passage que l’élevage contribue ainsi à 14,5 % des émissions totales des gaz à effets de serre. 

 

Lundi sans viande. Environnement

 

Tout ça car nous consommons de manière générale beaucoup plus d’animaux que nécessaire. Notre boulimie carnivore a conduit à la production massive de viande, et ce au détriment de la qualité. Selon le rapport Appetite for Destruction produit par l’ONG internationale WWF, il faudrait aujourd’hui consommer 6 poulets issus de l'élevage intensif, confinés dans des cages ou des bâtiments fermés, pour profiter des omégas-3 contenus dans un seul animal produit dans les années 70… Et selon les données du Cancer Research UK, 21% des cas de cancer de l'intestin sont liés à la surconsommation de viande rouge. 

Flippant ? Absolument! 

Les scientifiques estiment aussi que 60% de la perte de biodiversité est causé par ce qui se retrouve dans notre assiette. Car manger de la viande ne tue pas seulement les animaux qui la produise. Au Brésil, l'élevage est responsable de 80% de la déforestation en Amazonie, qui abrite pourtant 10 % de la population animale mondiale…

 

Un premier pas dans la bonne direction 

Globalement, pas les végétariens… Seulement 6% du soja produit dans le monde est consommé par les humains, sous forme de lait ou de tofu. Pendant ce temps là, 70% du soja cultivés sert à nourrir le bétail… Le reste du soja est transformé en huile. Si cette dernière peut s’utiliser en cuisine, à l’instar de l’huile de tournesol, elle sert principalement à la production de biodiesel. 

Alors le « lundi sans viande », ça marche vraiment ? 

Toutes les actions comptent, même celles qui ressemblent à des pas de fourmies… Selon les instigateurs du Meatless Monday, si chaque Américain sautait la viande au moins une fois par semaine, ce serait comme retirer un demi-million de voitures des rues! Pas mal, non? 

En France, il s’agit de faire prendre conscience au plus grand nombre des conséquences de la consommation de chaire animale.  

“C’est une opération de communication et de sensibilisation, explique Clara Jamart, de Greenpeace France, signataire de l’appel. L’idée est de rappeler qu’un changement dans les comportements alimentaires est possible et indispensable. Et de combattre les nombreuses idées reçues sur le végétarisme à coup de pédagogie.”

Même si le chemin à parcourir reste long, nous pensons chez Loomi que les petits pas d’une multitude de gens valent mieux que le saut de géant d’une seule personne. A grande échelle, ces petits pas auront plus d’impact et contribueront à faire prendre conscience à tous des enjeux.

 

Ensemble, on peut aller plus loin. Un plat à fois.

 loomi mieux manger simplement

 

24/08/2020 - Text by: Laure Coromines

Cover photo: Peyman Farmani // Photo text:Stijn te Strake